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Le choeur "Mouez ar Jakez"

 

  Clip de bienvenue

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1- Présentation générale

2- Prochains concerts Mouez Ar Jakez et répétitions

3- Notre CD

4- Notre répertoire

 

1- Présentation générale du chœur.

"Voix des Jacques / jacquets" en breton – est le groupe vocal de l’Association bretonne des amis de Saint Jacques de Compostelle. Il donne à notre association une originalité toute particulière et ainsi devient son ambassadeur.

Le chœur a été créé en 2004 par des pèlerins , pour qui la découverte du patrimoine musical jacquaire était une façon de poursuivre le chemin.

Il est dirigé par Aurélie BARBELIN depuis mai 2018, avec son premier concert à la Chapelle St Jacques à Merléac (22) le 22 juillet 2018.

Le chœur assure des concerts et des interventions lors des rassemblements, rencontres et autres manifestations en lien avec les chemins de St Jacques de Compostelle. 

Depuis 14 ans, grâce à l'enseignement de Marcel PERES, directeur artistique de l'ensemble Organum et du CIRMA en résidence à Moissac (Tarn-et-Garonne) le chœur s'est doté d'un répertoire de musique liturgique et sacrée. Le choeur organise tous les ans à Vitré en janvier, un stage ouvert aux amateurs de musique ancienne

Marie-Noëlle GALLÉE a dirigé le chœur pendant 10 ans, de 2008 à 2018. Elle a enrichi le répertoire avec des chants traditionnels et populaires qui relatent les aventures et mésaventures des pèlerins depuis plus de 1000 ans. Elle dirige, également, le chœur "ALIÉNOR" (Rennes).

  

2- Agenda 2018-2019  du chœur  MOUEZ AR JAKEZ                    

Vous aimez chanter ou aimeriez chanter ?    Le chœur (35 membres aujourd'hui) est ouvert à tous les amateurs de chant, aucune sélection pour y entrer et essayer  ...  seule condition pour y rester : être  adhérent de l'association bretonne des amis de St Jacques.

Le rythme ?    La répétition mensuelle le samedi de 10h à 17h  regroupe de 20 à 30 choristes. Nous mettons en place en 2019 : un week-end de répétition au printemps et un week-end de répétition en automne ...  le week-end de répétition est ouvert à toutes et tous, une bonne occasion pour voir, entendre et chanter.

Répéter à la maison ?    Des outils informatiques existent : enregistrements, partitions anciennes et modernes, partitions réécrites sur noteworthy, une page " Vie du chœur " réservée aux choristes sur ce site ...     ces outils permettent d'avoir toutes les informations utiles et pouvoir répéter chez soi.

 

 - Samedi 8 décembre 2018 - Répétition à Bréal sous Montfort (35)  

 

 - Samedi 12 et dimanche 13 janvier 2019     (1ière Rencontre des chœurs jacquaires français !)

 Week-end de répétition avec le chœur jacquaire de Paris

 Concert  commun le dimanche 13 janvier à la Chapelle de l'association Adèle Picot à 15h00

39 rue Notre Dame des Champs     75006    PARIS

Chefs de chœur : Aurélie Barbelin  et  Franck Hartmann

 

- Samedi 9 février 2019 -    Répétition à Bréal sous Montfort (35)

 

- Samedi 9 et  dimanche 10 mars 2019

Week-end de répétition à Chateaulin (29)

Concert à l'étude à Pont Croix  (29) ?

 

- Samedi 30 mars 2019 -    Répétiton à Bréal sous Montfort (35)

 

- Samedi 4 mai 2019 -        Répétition à Bréal sous Montfort (35)

 

- Dimanche 12 mai 2019 -  Concert pendant la marche de printemps  dans le 22 ?

 

- Samedi 15 juin 2019 -      Répétition à Bréal sous Montfort (35)

 

- Samedi 16 et dimanche 17 novembre 2019

                      Week-end de répétition à Redon (35)

Concert à l'étude ?

 

     

3- CD Mouez ar Jakez "De Bretagne à Compostelle". 

En 2011, sous la direction de Stéphane Guillou (groupe "A vous Sans Autre") et de Marie-Noëlle Gallée, le choeur a enregistré un CD "De Bretagne à Compostelle" disponible lors des concerts et auprès de l'association.

CD enregistré par notre groupe choral "Mouez ar Jakez.

 

Fin 2018 : Un CD est à l'étude des meilleurs enregistrements de 2011 à 2018.     A suivre  

 

 

4- Notre répertoire :

A 1 voix, ou 2 voix, ou 3 ou 4 voix, avec ou sans instrument, le choeur Mouez Ar Jakez interprète des chants religieux ou profanes de styles très différents.   

Ces chants, traitant en majorité du pèlerinage de St Jacques, sont sa spécificité et son originalité :

XIIe siècle

Office et Messe de St Jacques, codex Calixtinus, manuscrit conservé à St Jacques de Compostelle.

Hymne des pèlerins dans les vêpres de St Jacques : Extrait du  "Dum Pater"

Hymne des pèlerins dans les vêpres de St Jacques : Extrait du "Dum Pater"   en test

XIIe siècle - XIIIe siècle

Office de la Transfiguration de Pierre "le Vénérable" de Cluny.

XIIIe siècle - XIVe siècle

Pièces du Graduel d'Aliénor de Bretagne.

XIVe siècle

Pièces issues de la messe de Toulouse                   

XVe siècle

Messe de St Jacques de Guillaume Dufay

O salutaris Hostia - polyphonie de Josquin des Prés. 

XVIe siècle

Magnificat - polyphonie d'Antonio de Cabezon XIIe siècle :

Vêpres de St Michel, car depuis 2005, un chemin relie le Mont St Michel à St Jacques en passant par St Jean d'Angély.

Tantum Ergo du manuscrit de Gênes.

du XIVe au XXe siècle

Chants de pèlerins en latin, espagnol, italien, breton, français ...

Extrait de "Ultreïa" de JC Bénazet

 

Un peu d'histoire

Texte du site de l'Association Normande des Amis de St Jacques (Jean-Marie Lemoine)

"La polyphonie est née à Compostelle :

Lorsque j'ai quitté Santiago, un peu triste, convaincu de fermer une parenthèse sur une belle aventure humaine, je ne pensais pas que cela remplirait autant ma vie. Rien, à partir de ce jour, non rien de ce qui concernerait Compostelle  - en bien ou en mal - ne me serait indifférent, Passionnément.

Ma passion pour les recherches historiques - surtout locales - a fait le reste.

L'une d'elle :"La musique au service de la splendeur du culte". Toute une histoire à Compostelle où nos ancêtres pèlerins du 9ème au 12ème ont réussi à faire bouger les lignes figées par les traditions, les règles monastiques ou épiscopales et même papales (depuis Grégoire 1er pape de 590 à 604) de la musique religieuse. Ce sera la lente naissance de la polyphonie et de la musique instrumentale dans l'*Eglise.

Remontons le cours de l'histoire de la transmission des textes sacrés, à Santiago comme partout ailleurs. On chantait les lectures bibliques et les psaumes. Un moine ou un chanoine chantait seul.

Les autres écoutaient. Quelques siècles plus tard, tout le choeur chantait ensemble. Nous connaissons encore cette monodie lors des heures canoniales dans les couvents ou monastères, dans le chant grégorien et les chants populaires religieux.

Les textes en latin étaient surmontés par des neumes, petites marques noires, mi carrées, mi oblongues, (empreintes de la coupure en biseau de la plume d'oie), reliées entre elles et évoquant l'ornementation de toute mélodie de plain-chant permettant l'inflexion vocale. On positionnait les neumes sur 1 ou 2 lignes, jusqu'à 4 lignes (guide d'Avezzo - 100 à 1056). Et, on inventera l'utilisation des clés d'UT et de FA. Mais jamais avec un soutien harmonique ni accompagnement instrumental. Puis ce fut l'écriture du grégorien.

Tout ceci nous amène au fait de notre sujet. Nous sommes au 12ième siècle. C'est l'explosion du pèlerinage vers Compostelle mais aussi la montée en puissance d'un choc entre deux cultures. L'une ecclésiastique, plus ou moins cultivée, traditionnelle, et surtout figée et fermée, coupée du peuple physiquement (le choeur des monastères et des cathédrales étaient fermés) et par la langue (le latin).

L'autre, venant de toute l'Europe (très nombreuses langues vernaculaires), populaire, naturelle (on dirait aujourd'hui "très nature") avec une culture tirée de la vie mais ainsi instinctivement évolutive.

Coupée du clergé, n'ayant pas de livres d'heures (beaucoup ne savaient lire) d'ailleurs souvent il n'y en a qu'un (d'où l'utilisation du lutrin), ne comprenaient rien à ce qui se chantait de façon bien monotone, ces pèlerins qui arrivaient à Santiago ne s'y retrouvaient pas. Exaltés par leur sortie de l'épreuve qu'ils venaient de vivre, enthousiastes, fous de bonheur, ils étaient bruyants et ne pouvaient se satisfaire d'une triste fête. Mais ils savaient chanter et comme ils avaient inventé des chants en marchant en l'honneur de St Jacques, alors ils chantaient, y compris dans la cathédrale et même pendant les offices.

Et peu à peu, l'Eglise de Santiago va essayer d'améliorer ses chants monodiques en les rendant plus gais par l'introduction de la technique du faux-bourdon (invention anglaise) qui permettait d'improviser (à 2 ou 3 voix, écritures parallèles à une mélodie préexistante de plain-chant. Puis emportés par le mouvement, tous se mirent à jouer des accords et à donner plus de libertés aux chants religieux et populaires à 3 ou 4 voix. La polyphonie était née. A Compostelle. Très vite on la retrouvera à Notre-Dame de Paris, St Marc de Venise (jusqu'à 7 voix), le Mont St Michel ...

 Et l'entrée de la musique instrumentale dans le culte chrétien ? ça viendra. Regardez le portail de la cathédrale ("Portico de Gloria"). Il se cache derrière l'autre portail, baroque. Vous y trouverez peut-être une réponse.

Et la suite de la polyphonie dans le culte chrétien et ailleurs ? Chaotique comme la vie religieuse et politique qui nous conduira à aujourd'hui. Avec la Réforme tout part dans tous les sens. Pas mieux avec la Contre-Réforme et les grandes Découvertes qui apportent tant d'or à l'Eglise, qui s'éloigne encore plus des fidèles. Et que dire du siècle des lumières et de la Révolution française qui a touché tous les pays. La religion, le pèlerinage sont en perte d'influences. On pense et cela jusqu'aux années 2000 que Compostelle n'a plus rien apporté à cette polyphonie. Et pourtant rumeurs couraient qu'après la Contre-Réfome, d'autres chants polyphoniques religieux avaient existé. Ces chants polyphoniques liés au pèlerinage viennent d'être découverts par le groupe de chercheurs de Philippe Picone (1) dans un livre de la bibliothèque de Madrid. Ils travaillaient à la résurrection de ces oeuvres chantées autrefois (16ème et 17ème siècle) par un choeur de professionnels permanents de 30 personnes. Le plus important d'Europe à égalité avec celui de Versailles (Louis XV)."

(1) Ces recherches ont été menées à la suite d'une rencontre avec Philippe Picone, docteur en musicologie, membre d'un groupe de chercheurs universitaires totalement consacrés au chant et à la musique à compostelle. Membre de la Société Française des Amis de St Jacques de Paris. Sa thèse "St Jacques de Compostelle, Pèlerinage, Musique et Splendeur du culte".